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DIABLE DE TASMANIE

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DIABLE DE TASMANIE

Message par Invité le Dim 13 Juil - 0:30:49

Souvent appelé « le sarcophile satanique », le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii)(est le plus gros des marsupiaux carnivores. Son allure n’a en fait pas grand-chose de diabolique. Unique représentant de son genre, le diable de Tasmanie est une espèce qui prospérait autrefois dans tout l’Australie. Aujourd’hui, le diable est confiné sur la sauvage île de Tasmanie.

Le diable de Tasmanie : un bon petit diable


Ce diable ressemble plutôt à un ourson à poils ras. Ses proportions sont celles d’un petit chien. Cette référence au diable résulte de l’impressionnante mâchoire de l’animal. Le sarcophile peut ouvrir une gueule béante découvrant la formidable rangée de dents qui tapissent son palais rouge-orangé. L’étrange feulement poussé par l’animal ne fait qu’accentuer la peur qu’il inspire.

Cri du diable de Tasmanie

Le diable de Tasmanie est nocturne. Charognard terrestre, il monte facilement aux arbres. Il a la réputation de défendre avec férocité son butin.
La légende veut qu’il soit méchant et colérique. Lors de l’installation des premiers colons en Tasmanie, les diables venaient
chaparder dans les bourgs. Certains fermiers réussirent à apprivoiser des diables. Ils en firent des animaux de compagnie aussi affectueux qu’un chien. C’est l’un des rares marsupiaux carnivores à pouvoir être domestiqué. Ils se révèlent d’agréable compagnons, joueurs et fidèles. Domestiqués, ils changent totalement leurs habitudes nocturnes. Ils adorent l’eau et s’offrent volontiers des bains de soleil.

Des agriculteurs tasmaniens promenaient leurs diables en laisse à Melbourne. Aujourd’hui, l’heure est surtout à leur préservation dans des réserves naturelles.

Les marsupiaux carnivores


Herbivores ou carnivores, tous les marsupiaux se caractérisent par le marsupium. C’est cette poche externe où les jeunes embryons parachèvent leur développement. Mais, il existe deux groupes de marsupiaux:
Les Diprotodontes comme le kangourou qui ne possèdent qu’une seule paire d’incisives sur la mâchoire inférieure.
Les Polyprotodontes comme le diable de Tasmanie ou les opossums qui possèdent entre 3 et 4 paires d’incisives supérieures et 3 inférieures.
Les doigts sont réduits et ont fusionné chez les herbivores.
Chez les carnivores, ils sont en nombre et griffus.
Les marsupiaux carnivores sont les premiers marsupiaux qui sont
arrivés en Australie. Il s’agissait sans doute de rats marsupiaux.

Venus d’Amérique via l’Antarctique, ils proliférèrent au détriment de la faune locale : les monotrèmes (ornithorynques, echnidés).
L’isolement de l’Océanie a favorisé le développement des Marsupiaux et leur diversification.


Les marsupiaux carnivores regroupent quatre familles :
Les Notorycidés : la taupe marsupiale (Notoryctes typhlops)
Les Myrmécobidés : le fourmilier marsupial ou numbat (Myrmecobius fasciatus)
Les Thylacinidés : le loup marsupial ou tigre tasmanien (Thylacinus cynocaphalus) qui est officiellement éteint depuis les années 30
Les Dasyuridés qui sont réparties en 15 genres différents : souris marsupiales, rats
marsupiaux, chats marsupiaux ou le diable de Tasmanie




Portrait du diable de Tasmanie

Le diable de Tasmanie (Sarcophilus harrisii) mesure 60 à 75 cm de long (mâle) pour un poids de 7 à 9 kg.
Sa fourrure varie du noir profond au gris foncé. Les oreilles, d’ordinaires pâles, deviennent rouges quand ils sont excités.

Le museau est pourvu de vibrisses sensitives. La truffe, toujours humide, constitue un organe olfactif important. La puissance des mâchoires est phénoménale pour un animal de cette taille. Il peut broyer les barreaux d’une cage larges de un centimètre.
Cette puissance est vitale pour un charognard.
En tant que charognard, il joue un rôle sanitaire non négligeable dans son environnement. Il peut également s’attaquer à des proies
vivantes de la taille d’un agneau ou d’un wombat.

Non territoriaux, les diables se répartissent selon des densités de 3 à 25 individus au km². S’il le faut, ils peuvent parcourir jusqu’à 16 km par nuit pour chercher leur nourriture. Le diable a une endurance qui lui permet de courir 20 km en 2 h ½.

Un chasseur téméraire


Bien que principalement charognard, ce prédateur se nourrit également de mammifères et de serpents. Quand il réussit à surprendre une proie moyenne, il lui saute au cou et le mord avec la rage d’un pitbull.
Sa principale faiblesse réside dans sa vue médiocre. Il ne perçoit que les proies en mouvement. Mais, tout ce qui bouge l’attire y compris les poissons de surface. Amateur d’eau, il fréquente le bord des rivières et en profite pour happer quelques grenouilles.
Ces batraciens secrètent une substance toxique au niveau de la peau. Le sarcophile a donc développé une technique appropriée. Il saisit la grenouille par les pattes, la frappe violemment contre le sol puis la frotte dans la terre pour la débarrasser du poison.

A la différence des nécrophages d’Afrique comme la hyène, il n’opère pas en groupe. Ses proies sont variées et il accepte de partager les plus grosses : wombats, crustacés, volailles, batraciens, agneaux,
oiseaux, rats-kangourous …


La reproduction du diable de Tasmanie


Comme tous les autres marsupiaux, le cycle de reproduction se caractérise par une très courte période de gestation. De véritables larves viennent au monde avant de rejoindre la poche maternelle. Cette poche est peu développée et n’augmente en volume qu’à
l’approche de l’accouchement.
La maturité sexuelle est atteinte vers deux ans. Mâles et femelles
entreprennent alors une vie solitaire d’errance. Les partenaires se retrouvent à la fin du printemps pour s’accoupler. Ils resteront
ensemble une quinzaine de jours dans un terrier avant de s’unir. Peu après l’acte, la femelle devient très agressive pour chasser le mâle.
De la taille d’un gros haricot, 20 grammes environ, deux à quatre petits diables naissent nus. Ils resteront accrochés à une mamelle environ 4 mois.
Après 15 semaines de croissance, dotés de fourrure, ils commencent à explorer leur environnement immédiat.
Le sevrage est terminé au bout de 8 mois. Les jeunes goûtent alors à leurs premières charognes.
La longévité d’un diable de Tasmanie ne dépasse pas 8 ans.

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